A l'Invisible et eternel Pentocreator
Je suis toujours impressionné par l’ambiguïté intellectuelle et la rhétorique douteuse des prosélytes de l’athéisme. Manifestement, ils veulent convaincre. Mais de quoi ?
Il en est ainsi, en ces jours, de l’Eminent Professeur de Philosophie adulé des Médias et pourfendeur du Freudisme ; Michel Onfray et de tous les producteurs de spectacles antichrétiens comme l’actuel « Golgota picnic »
A tous ceux qui proclament avec force et arguments sophistiqués : « Je suis athée et je le revendique » et affirment : « Je ne crois pas en Dieu et injurie le Christ »,
je suis ainsi amené à poser trois questions :
1) Pourquoi mettez-vous en scène un personnage ou un concept auquel vous ne croyez pas ? (Dieu, le Christ et les religions)
2) Pourquoi dès lors, avec beaucoup d’agitation en tout genre et de pugnacité développez-vous un interminable argumentaire fort alambiqué?
3) En définitive, qui voulez-vous convaincre, les autres dont vous cherchez à démonter l’inconsistance de l’objet de leur foi, ou vous-même dont vous chercher à étayer et à consolider la démonstration parce qu’en fait vous n’êtes pas totalement satisfait, de la forme, des fondements ou des implications de vos arguments?
4) Subsidiairement, qui espérez-vous convaincre par ce tapage médiatique acharné, vous ou les autres ? Et pour quel nouveau et crédible concept philosophique et religieux ? Etre contre avec acharnement ne suffit pas à construire…
5) Ne pensez-vous pas que pour abattre une pensée, une foi ou un concept, la meilleure façon de le faire est de ne pas en parler et pourquoi le faites-vous ?
Je vais en fait, pour tenter d’avancer sur d’éventuelles réponses à apporter à ces questions, de m’appuyer sur le témoignage de Saint-Paul (Acte 5 ; 14 , en particulier la lettre aux « EPHESIENS » ) qui précise qu’à Antioche la communauté chrétienne a décidé qu’il s’adresserait « aux païens », laissant à Pierre la responsabilité de l’enseignement des juifs. On peut considérer, en première analyse, que c’est bien à Saint-Paul qu’il faut se référer pour traiter le problème des « athées contemporains » avec en plus pour certains, la revendication tapageuse de leur « païenneté »
Il y a plusieurs pistes de réponses à la première question ;
- peut-être et d’abord par l’agacement des athées à considérer « la foi du charbonnier » de ceux qui croient en l’existence d’entités dont les pouvoirs leur sont cachés ?
-L’hypertrophie d’un « égo » qui ferait de l’homme un être totalement libre et maître des contingences Humaines et de la Nature qui en ferait un être totalement libre et d’absolue indépendance, dans un monde totalement contingent – ou un conflit entre Ego et Foi-
- Et peut-être, après tout, avez-vous cette nostalgie de l’enfance perdue d’un petit enfant totalement abandonné à l’Amour, la Sagesse, l’attention, le dévouement d’un Père et d’une Mère, en recherche de cette tendresse attentive et sécurisée, assurée pas « l’Autre ».
Dans ce monde qui cherche avec passion, en se cherchant sans le savoir ; les formes les plus connues mais aussi les plus dissimulées des connaissances; spirituelles, médicales, technologiques, spatiales, scientifiques, biologiques, agricoles, climatologiques et……...l’athée n’essaye-t-il pas de se construire un mur de sécurité personnelle, un nid confortable où il bénéficierait de toutes les avancées (extraordinaires) de l’Intelligence Humaine, dont il s’émerveille, sans pourtant en être totalement satisfait en particulier par la présence d’autres Humains qui prétendent à l’existence d’un monde d’infini face à ce monde de connaissances finies( toujours en progression vers l’infini ) dont on serait tenté de se satisfaire et en particulier l’athée, en définitive irrité par l’attitude des croyants en « autre chose » de plus et de toujours plus d’inconnu encore plus merveilleux que les acquis pourtant fort exceptionnels de notre « monde connu et exploité »
Face aux dégâts considérables dits collatéraux, mais pour nous significatifs, de l’énorme profusion de biens matériels de tout sorte issus de la cupidité que l’athée voudrait voir comme la preuve de la suffisance humaine à se sauver toute seul, la présence de frères humains convaincus que nul avenir de l’humanité n’est possible en dehors du respect des règles élémentaires de fonctionnement de la « Nature Humaine » proposée par son concepteur, irrite profondément l’athée lié aux « œuvres visibles » à l’œil nu ou au microscope auxquelles il se confie aveuglément. Un autre regard au-delà du Visible et du Matériel, le révolte, mais peut-être aussi l’interroge et le tente.
Cette diatribe par lui, en lui, n’est-elle pas un questionnement sur le pourquoi d’une Vie éternelle, d’un Amour parfait, d’une Miséricorde accomplie, d’une Sagesse infinie et d’une Vérité absolue?!
Les mythes thématiques, égalitaires, libertaires, humanitaires, des lumières sont autant de concepts libertissimes qui font chaque jour la preuve de leur inopérance à résoudre les différences inégalitaires, les appétits meurtriers, les fanatismes aveugles, l’obscurantisme des scientifiques à la solde des marchés, des politiques « aux ordres ».
N’est-il pas venu le temps de retrouver les chemins de Vie, d’Amour, de Pardon, de Sagesse et de Vérité inscrits dans notre « feuille de route » ?
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