A l'Invisible et eternel Pentocreator
Les mots qui guérissent , Editions Dangles 2001
(Prix TTC)
22.00 EUR (collection)
Etat
NEUF
Référence:
Les mots qui guérissent
PREFACE
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Le docteur Gillard de Saint Gilles est un auteur fécond. Déjà nous avait captivé la lecture de son, ouvrage Ecologie des comportements, la voie fondamentale (1).
A l’époque actuelle où s’enfante un monde nouveau, où les remises en cause sont nombreuses dans tous les domaines, le docteur Gillard de Saint-Gilles, à ce chantier universel de restructuration, apporte sa contribution, notamment avec ce dernier ouvrage Les Mots qui guérissent. Il s’inspire depuis plusieurs années des précieux apports de la spiritualité plusieurs fois millénaire de l’Extrême-Orient, tout en n’entrainant pas le lecteur – le lecteur chrétien notamment – dans la voie de l’Immanence ; la relation privilégiée au Dieu trinitaire, foyer d’amour incommensurable, se trouve préservée.
Nous savons de plus en plus que la santé est pluridimensionnelle … que le médicament n’est pas la seule réponse au malaise physique et mental … nous pressentons la relation entre le cerveau et le système immunitaire … même l’approche psychosomatique du cancer est prise en considération, comme d’ailleurs son approche psychosociale …
Nous-même, dans notre activité de prêtre psychothérapeute, après être passé par la voie purificatrice de la psychanalyse, nous avons répondu à ceux qui se sont adressés à nous dans leur souffrance, par les voies de la réceptivité, de la prise de conscience, de la relaxation vittozienne…
Se séparer de ses encombrements intérieurs, ne pas se couper de sa source, promouvoir les capacités d’autoguérison, tous ces aspects de la réalisation de soi-même font l’objet des préoccupations de l’homme occidental, alors qu’elles étaient présentes depuis des siècles chez l’homme de l’Orient.
Oui ! C’est un chemin à ne pas négliger que présente le docteur Gillard de Saint Gilles avec Les mots qui guérissent ; c’est un livre qui peut être profitable à nombre de lecteurs et sa recherche mérite notre reconnaissance.
Abbé Georges Tosello
(diplômé de psychopathologie de l’Université)
PROLOGUE
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Ces mots qui guérissent
et deviennent prières pour apaiser,
soulager, réconforter et guérir.
Il faut un effort particulier à l’Occidental pétri de sa culture matérialiste pour rechercher et appréhender l’unité de nature qui existe entre le monde matériel et spirituel, le corps et l’Esprit, la pensée et l’Etre.
Pour un Extrême-Oriental, cette unité est mieux inscrite dans bien des aspects de sa culture et des gestes de sa vie quotidienne.
Sur le plan médical, par exemple, on ne peut imaginer en Occident que les maladies organiques puissent être soignées et guéries autrement que par des procédés à l’échelle de la matière brute visible, palpable et opérable : médicaments à dose pondérables, chirurgie ou physiothérapie lourde.
En Orient, on pratique depuis des millénaires, et on admet que nos organes malades soient aussi traités et souvent guéris par des chants, des couleurs, des manipulations de l’impalpable énergie (acupuncture, yoga, t’ai-chi …) ou même de simples paroles (mantras).
Depuis peu, on a pu mesurer en Occident, par l’avancée des sciences les plus pointues, quelques réalités du support matériel (souvent à l’échelle infraliminale) de ces techniques de soins orientales.
Ne constatons-nous pas, même à notre échelle rationnelle occidentale, que la parole déclenche, tout comme certains médicaments, le rire ou la peur, la tristesse ou la joie, l’enthousiasme ou l’abattement, la colère ou la paix ?
Les mots porteurs d’intelligence, de foi, d’amour ou de reconnaissance ne sont-ils pas autant, ou même peut-être plus que les drogues, des facteurs de guérison de ce que d’autres mots ou d’autres stress ont détruit ?
Dans les années 60, où se développait le concept psychosomatique, on a démontré que par une infime intervention sur le cerveau, on pouvait guérir certains ulcères d’estomac. Aujourd’hui, les recherches avancent sur l’hypothèse de possibles guérisons par des techniques de maitrise de la pensée, ou de la mise sous relaxation du système neurovégétatifs : hypnose, sophrologie …
Actuellement, on emploie les neurotransmetteurs dans différentes affections, en sachant très bien qu’ils peuvent aussi être produits naturellement par différentes émotions, sentiments, tensions ou relaxations psychosomatiques.
Alors pourquoi les mots de nos prières ne guériraient-ils pas ?
Le témoignage du Christ, de ses apôtres et des saints n’en est-il pas le signe et l’enseignement pour le peuple chrétien ? « Lève-toi et marche ! »
Chaque Evangile est amplement illustré de guérisons dites « miraculeuses », c'est-à-dire simplement incompréhensibles à une certaine époque, par certaines personnes, en certains pays. L’histoire de l’Eglise fourmille de « saints guérisseurs ». D’autres religions se signalent par des faits analogues aussi étonnants.
Les paroles et les mots des textes qui suivent ont pour objet de conduire à la prise de conscience des voies de guérison que sont l’espérance, la sagesse et l’amour par la reconnaissance partagée de la réalité profonde de notre « Etre » : ce sont des voies pour atteindre ou induire la guérison des causes de nos maux les plus quotidiens lorsque les mots deviennent prières.
L’ensemble des textes qui suivent présentent des caractères communs, susceptibles de convenir à la plupart des situations personnelles les plus courantes. Ils sont d’abord des louanges par l’expression de la reconnaissance d’une part ; de la réalité, de l’ « innommable », que d’aucuns pourtant osent nommer : « Jéhovah », « Yaweh », « Je suis », « Père » ou « Dieu », d’autre part.
Pour l’Extrême-Orient, Dieu est plus suggéré que nommé dans ce que l’on appelle la « Voie » - le « Tao » qui est la prise de conscience en soi de valeurs qui nous relient en tant qu’êtres humains, entre nous et entre le haut et le bas, le ciel et la terre.
En occident judéo-chrétien, nous reconnaissons Dieu tout particulièrement dans la réalité de son amour pour nous, en son fils parfait, Jésus donné au monde. Mais nous cherchons Dieu aussi dans les effets de sa parole de vérité et dans l’étude et la reconnaissance de la sagesse de sa loi.
Pour d’autres, Dieu est perçu par la beauté et le caractère sacré de la vie qu’il nous donne à profusion dans la création du monde vivant et minéral. Enfin c’est aussi dans sa miséricorde infinie dans ses formes, que certains reconnaissent Dieu.
S’il est souhaitable d’apprendre ces textes et leurs mots-clefs, pour les approfondir et les dire sans effort, on peut aussi les lire intérieurement ou à haute voix, partout et à toute heure. Toutefois, il sera indiqué des heures plus favorables pour chacun d’eux, ainsi que les mois où ils sont plus particulièrement utiles en fonction des mouvements d’énergie saisonniers de notre planète, suivant la tradition taoïste.
Nous percevons bien à quel point nos comportements et notre état d’âme et de santé sont liés à cette énergie variable en fonction des saisons : la « forme » du printemps, l’«accablement » de l’été par le soleil, le « renfermement » frileux hivernal, la « plénitude » de l’automne, saison de toutes les récoltes(1).
Il n’est pas question ici d’instituer telle ou telle pratique, mais de suggérer à chacun, et spécialement pour les textes avec lesquels on se sent en affinité, de les lire lentement, de s’en pénétrer, de les apprendre si possible par cœur pour les méditer souvent, et en découvrir les différentes facettes au fil des jours, des mois et des années.
Chaque mot, chaque phrase, chaque strophe peut éveiller un jour ou l’autre en vous une idée, une émotion, un sentiment assoupi. A vous de les noter sur un carnet personnel pour les répéter plusieurs fois par jour. Vous créerez ainsi vos propres « mots guides » ou « mantras », parades au stress et à l’adversité – mais qui seront aussi pour vous une source de dynamisme, d’innovation et de santé.
CHAPITRE I
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Unité
Dans ce chapitre sur l’« Unité », certains lecteurs seront plus sensibles à l’évocation de la « goutte d’eau des vastes océans », d’autres vibreront d’émotion en écoutant le « souffle qui passe … ». D’autres enfin percevront le symbolisme évoqué par : « Je suis l’oreille qui peut te comprendre ou l’œil qui peut t’espérer … en écoutant et regardant l’autre. »
En laissant remonter en vous ces phrases qui vous accrochent le plus, vous devenez tout regard ou tout ouïe pour apercevoir l’innommable en l’« autre » qui vous est proche.
Il est écrit : « Si quelqu’un dit : j’aime Dieu et qu’il déteste son frère, c’est un menteur(1). »
Dieu est le « Je suis Amour » dans le regard et l’écoute de l’autre.
L’origine de beaucoup de nos souffrances, de nos querelles, de nos maladies ne se trouve-t-elle pas plus souvent qu’on ne croit dans ce manque d’attention, d’écoute, de regard, de parole à l’autre ?
Soyez la main qui sert, l’oreille qui entend et la voix qui dit l’amitié. Celui que vous cherchez se manifestera alors dans celui qui vous est proche. Cette attitude dynamique vous libérera des angoisses, des stress et autres obsessions.
Le déclic peut être donné par la perception du Vrai caché sous les mots de ces prières de reconnaissance.
Dieu sera alors dans votre prochain.
Votre être chantera la joie de vivre et de pardonner, et la guérison surgira de la « pratique » de l’amour perçu, de la vérité découverte, de la sagesse décelée, en vous et dans votre proche.
Ce texte sera lu de préférence aux heures des laudes ou des complies, de cinq à sept heures ou de dix-sept à dix-neuf heure.
Médité ou prié au début de chaque soirée, il sert aussi bien à ceux qui se prennent pour le centre du monde qu’à ceux qui abusent de leur force ou de leur situation dans un comportement facteur de nombreux conflits et troubles de santé, pour eux et les autres. Il nous resitue, en nous donnant toute notre place mais rien que notre place, dans l’Univers et l’Eternité.
Face à l’incommensurable puissance des « forces de la nature » créées en Dieu, chacun prendra conscience de sa petitesse et cultivera son humilité, source de paix, de sérénité et de joie.
Petit à petit le lecteur prendra conscience de sa place irremplaçable et de son rôle dans l’univers ; grain de sable ou goutte d’huile qui peut tout déclencher.
L’homme laissé à lui-même est seul sur terre et minuscule dans l’univers. Il découvrira aussi une voie vers ce « Je suis ». Cette voie sera mise en évidence par chacune de ses fonctions sensorielles : parole, vue, ouïe, pressentiment, sensibilité qui peuvent l’exprimer.
Il peut être, par son oreille, celui qui écoute. Par le geste de sa main, celui qui réconforte. Par l’attention et la profondeur de son regard, celui qui aime.
Il peut, en somme, être celui qui exerce Dieu, en communiquant avec l’autre.
C’est une prière pour l’Eveil de l’« Etre » au prochain qui devient ainsi encore plus proche, plus vivant, plus acteur de notre cheminement vers Dieu dans une réconciliation par le dialogue.
Que de tensions, de conflits et de rancœurs de votre passé toujours présent peuvent ainsi s’évanouir, en vous libérant ; de vos oppressions, douleurs ou dépressions.
Unité
Grain de sable
Dans l’immensité de la Terre.
Souffle qui passe
Dans l’infini de Ton Ciel,
Goutte d’eau
De vastes océans,
Brin d’herbe
Dans la prairie du monde,
Etincelle
De ton Feu Eternel,
Que suis-je, Seul,
Parmi les peuples de la Terre ?
Et pourtant je suis
La voix qui peut Te chanter,
L’oreille qui peut Te comprendre,
L’œil qui peut T’espérer,
La main qui peut Te servir,
Tu nous permets ainsi d’être tous en Toi,
Dans l’attente du jour où Tu seras tout en nous.
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