SEMAINE 17 : A QUI FAIRE CONFIANCE ?

A qui faire confiance ?

 

Quelle confiance accorder dans un contexte de crises en tous genres, aux savants de tous acabits, aux intellectuels de toutes sectes, aux spécialistes et philosophes

de tous poils, aux politiciens de toute les combinaisons, pour se mettre

 au service de la Vie et de notre Planète ?

 

 

Comme il y a une connaissance des sciences de la Vie, de l’Amour, du social  du charitable et de la Vérité de la Justice, il y a également une connaissance du Monde du savoir, des sciences, de l’Intelligence, des philosophes et desl profondeurs de la Psyché : c’est le bien fameux « je pense donc je suis », une connaissance qui se reconnaît et se pense.

Beaucoup plus que l’hypnose, la télépsychie ou la psychanalyse, c’est la psychologie et tout ce qu’elle englobe d’activité complémentaires dans notre société contemporaine qui met en œuvre cette observation analytique ou phénoménologique de tout ce qui dépend des activités mentales.

Nous pouvons même dire qu’il y a aujourd’hui dans ce secteur réflexif des sciences mentales une hyperactivité qui par son excès comporte en elle-même des risques pathogènes, tout au moins dans les sociétés dites développées de notre monde moderne.

 

Intellectualisation généralisée des jeunes, reconnue par tous au détriment de l’expérience concrète et pratique de la Vie. Prov. 3 ; 3-6. Le monde de l’école est beaucoup trop séparé du monde professionnel où de toute manière se réalise tôt ou tard l’apprentissage du réel, de la Vérité sociale et humaine.

 

Le monde actuel est fait d’un assemblage de sociétés économiques et marchandes fondées uniquement sur la recherche, donc le travail intellectuel, la concurrence sauvage, le désir de domination par la suprématie mentale et technique où en définitive l’affrontement dans la manipulation des stratégies psychologiques pour s’accaparer des marchés  et en definitive créer des tensions internationales meurtrières.

Surconsommation enfin de toutes les méthodes de recherche en matière de psyché, psychologie, psychiatrie, psychanalyse, psychosomatique, etc … c’est l’ère « Psy » avec tous les excès qu’il comporte. Il n’y a plus un aléa de la vie courante ; accident, agression, procédure, management etc … qui ne se termine chez un « psy » bardé de prétentions.

 LA VERITE EST UN DON DE  LA NATURE A L’HOMME QUI CHERCHE  OU EN QUETE DE PROVIDENCE

 L’homme se cherche dans sa psyché comme dans un miroir alors qu’elle n’est qu’une composante de son être comme l’eau dans la création qui symbolise ce pôle (voir notre Pentagramme sur la page dans ce site, issu de l’ouvrage « Ecologie des comportements » éditions Hélios). L’homme et la société risquent ainsi aujourd’hui de se perdre dans les tréfonds de cette psychologie des profondeurs comme on se perd en pratiquant la spéléologie dans les avens, les labyrinthes et les gouffres (Jn 57,7). Alors que l’Amour, l’aventure de la Vie et le Don de soi permettent d’échapper aux excès de ce vertige collectif de la psychologie de l’inconscient.

Il existe une dynamique entre les différentes valeurs représentées par les 5 pôles de ce pentagramme ; c’est le cycle d’engendrement ou de créativité .C’est une piste   proposée ,qu’on ne doit jamais perdre de vue dans nos recherches, elle nous donne souvent la réponse à certaines de nos questions (1 Jn 5, 20-21).

 

Il est intéressant plus particulièrement à ce pôle de la Sagesse, composé de ces connaissances faites du savoir et de l’Intelligence qui le dynamise, de suivre ce parcours d’engendrement ou de créativité, de cause à effet, en ce qui concerne ce pôle.

 

La question souvent posée, aussi bien au niveau scientifique qu’au niveau psychologique ou philosophique, est celle de savoir si une découverte, c'est-à-dire l’émergence à la Vérité, ou d’une vérité, peut être l’unique fruit de la pure réflexion, d’un rationalisme de haut niveau ou de l’esprit de déduction d’une implacable logique mathématique, fut elle mise sur un ordinateur ? Doit-on se soumettre aux dictats intello-rationalistes ou psycho-scientifiques ?

Intellectuel ou informationnel, source de Vérité ou Vérité révélée fondement de tout rationalisme ? Voilà une manière de poser la question grâce au positionnement des valeurs sur ce pentagramme qui nous apporte quelques réponses révélatrices.

Si nous considérons le schéma du Pentagramme que nous proposons (voir « pentagramme » sur ce site) et qui peut évidemment être contre-argumenté, il nous apparait difficile d’adopter le premier terme de notre question et par conséquent de penser que l’intelligence humaines, seule ou en groupe de recherche, ou au moyen de n’importe quel système logique fût-il informatisé, puisse aboutir de manière directe et sans autre secours que sa propre logique, que sa propre intelligence et ses propres connaissances acquises, à une vérité si petite soit-elle.

C’est un postulat d’importance que de dire que la « seule » intelligence ou la raison « pure » sont dans l’incapacité, structurelle génétique ou originelle, pouvons-nous dire, de découvrir une vérité.

Notre système de pensée occidental nous porte à tout fonder sur l’intelligence, la raison, le savoir et les mathématiques de tout niveau comme seuls moyens capables de faire avancer les sciences, de diriger la diplomatie et l’économie mondiale, d’être le pivot et le moteur de toute culture et enfin de présider à tout enseignement et à toute pédagogie (Es 29, 13-14).

 

Nous avons pourtant, malgré les apparences et ce mode totalitaire particulier de la pensée, d’un psychologisme dominant, de bonne raisons de croire que l’intellectualité rationnelle ne résout pas tout :  

         - ce sont d’abord les textes sacrés judéo-chrétiens qui nous conduisent pat leur interpellation à remettre en cause intelligence, rationalisme et scientisme humains qui sont comme le déclare le Nazaréen folie devant Dieu et la Conscience universelle (athée ou religieuse), qui est Sagesse éternelle.

         - une réflexion attentive sur le dispositif du pentagramme nous permet aussi de préciser tout ce qu’a d’irrationnel l’idée qu’on se fait de la raison, tout ce que comporte de méconnaissance notre concept d’intelligence et tout ce que contiennent de folie les modes intellectuelles répandues aujourd’hui dans le monde (Mt 15, 9).

         - L’Ecologie est une autre forme de mise en cause de cette intelligence et de cette rationalité institutionnelle et programmée, enseignée et médiatisée. Elle est cataloguée ; comme « illusion » par cette gente savante (dossier « enjeux les échos » nov. 2009)

         En examinant l’analyse que suggère le pentagramme par la disposition spécifique des valeurs entre elles nous découvrirons cinq bonnes raisons pour que notre postulat devienne affirmation et qu’il puisse ainsi s’inscrire dans les lignes de formes appréhendables pour les mondes taoïstes et non croyants.

         - Ainsi que l’efflorescence d’une plante ne peut se concevoir sans un long travail de ses racines qui puisent les éléments de sa croissance au fond du sol, l’intelligence ou la raison humaine et tout ce qui en découle ou s’y rattache, psychologie, recherche scientifique etc … ne peuvent apparaître que par le travail des générations, de millions d’hommes et donc d’intelligences qui les ont précédées (pôle D).

 

         Comment concevoir la physique nucléaire d’aujourd’hui sans les travaux des physiciens du XIXe siècle, des alchimistes et des mathématiciens grecs et de la Renaissance qui les ont précédés. 

         Comment concevoir la médecine moléculaire d’aujourd’hui sans le travail considérable des chimistes, des cliniciens, des physiologues, transcrits en d’innombrables textes ? Comment concevoir la philosophie d’aujourd’hui sans les philosophes d’hier ? La théologie moderne sans les textes sacrés chrétiens et juifs. Même les fonctions cognito-neuro-sensorielles de l’homme se sont modulées au cours des générations.

         Il apparait que toute raison et tout raisonnement, toute intelligence et tout savoir n’existent et ne peut exister qu’à partir de faits, de connaissances, de réalités, de savoirs, de textes qui lui sont totalement étrangers et qu’on lui donne en pâture dès sa plus jeune enfance pour exister et croître et même dès sa conception.

 

Cela revient donc à dire que la matière même de tout raisonnement, de toute analyse, de toute déduction, de toute intelligence, ce substratum du langage ou des mathématiques par exemple sans lequel elles ne peuvent exister, est entaché d’une part indéterminable d’erreurs, d’hypothèses non contrôlées, de problèmes de sémantique, d’axiomes, d’interprétations et de principes sans cesse remis en cause, et en définitive d’une part importante d’indéterminé qui ne peut prétendre à la Vérité absolue.

Qui plus est, même la spécificité de ce travail intellectuel est précisément de remettre sans cesse en cause « à la fois » les fondements du passé sur lequel il travaille et la recherche qu’il conduit au présent.

Aussi serait-il particulièrement puéril de prétendre par son intelligence et des raisonnements subtils mettre en cause une connaissance passée tout en prétendant ne pas soumettre ses propres idées et connaissances acquises au jugement de l’avenir, et donc avoir atteint par la seule raison à la Vérité achevée et absolue. C’est pourtant le langage tenu par les analystes et commentateurs de la moindre découverte le plus souvent sans lendemain. Depuis un demi-siècle combien de fois a-t-on annoncé la découverte miracle qui devait vaincre le cancer ou tel virus ? (Mt 7,26). Les médias devraient avoir honte d’en annoncer périodiquement, une.

Mais raison économique oblige. Le récent débat sur la couche d’ozone, en est un exemple typique : la pretenion des uns n’a d’égal que l’incompréhension fondamentale des autres, sans compter les arrières pensés manipulatrices.

 

         Nous revenons donc ainsi à la conclusion que nous avions déjà suggéré plus haut que ce sont les faits reconnus comme vrais, ces vérités relatives d’une époque déterminée qui engendrent le travail de recherches, d’intelligence et d’analyse et de débats de l’époque suivante, et non pas l’inverse comme se plait à le soutenir une certaine pensée rationaliste contemporaine, ou tout se déciderait en laboratoire, en commission, en débats plus ou moins truquès  en petits comités plus ou moins opaques dotés de « réseaux d’influence » ,jusqu’aux jours où la Vérité éclate : Erika, tueries, accidents  etc...et fait voler en éclat « ces beaux raisonnements vidés de tous sens ».Seveso , Tchernobyl, 11 Septembre , marèes noires en tout genre ,sida .........   

 

         Un autre aspect tout aussi suffisant pour contester à la seule intelligence rationnelle le monopole d’accès à la Vérité est qu’en réalité tout nouveau produit matériel d’intelligence découvert et lancé sur le marché, toute nouvelle idée développée dans les milieux intellectuels en matière d’économie, de politique, de philosophie, de psychologie ou en tout autre domaine comme il en pullule par les temps qui courrent, toute idée scientifique, tout nouvel axiome ou postulat n’apparaissent en fait que comme des hypothèses, des propositions théoriques lancées dans le futur pour y être expérimentées et en déduire en particulier les effets pervers. Mais la cupidité humaine en fait rapidement des  pseudo-sciences appliquèes aux juteuses consequences économiques .

 

         C’est la seule prétention des uns et la seule ignorance des autres qui en font des vérités d’un jour ou d’une époque pour combler telle ou telle de leurs passions ou de leurs intérêts économico-politiques par une inflammation médiatique démesurée et orchestrée.

 

         C’est avec le recul de l’usage et de l’expérimentation qu’on juge les fruits d’une recherche, d’une idéologie, d’une mode culturelle ou artistique et d’un nouveau concept. La déduction logique ou rationnelle et la découverte intellectuelle à  elles seuls ne sont qu’une étape, c’est dans leur application et leurs effets et la critique de leurs fondements que se détermine leur valeur réelle et vraie.

 

         Que sont devenus les thèses et l’idéologie fasciste dans leurs applications ? Que devient le marxisme ? Quand jugera-t-on des effets désastreux et mortels pour la nature et la vie de certaines trouvailles scientifiques industrielles ? Quand il n’y aura plus d’oxygène, de fleuves non pollués et de mer propre et vivante, quand tous les humains seront contaminés par ces cocktails radioactifs de pesticides, plomb, mercure, gaz carbonique ou sulfureux, eaux nitratées, etc ? C'est-à-dire,...aujourd’hui.

Nous ne pouvons donc que mettre en garde tous les esprits ouverts pour avoir un regard aigu et critique sur tous les discours de savants béats ou affairistes, de politiciens naïfs ou corrompus, d’intellectuels pédants imbus de leur science étriquée, de grands spécialistes qui ignorent « le tout » et les catastrophes qu’ils nous préparent.

 

 

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Dernière mise à jour de cette page le 31/05/2010