S21. Des effets et des causes

Des effets et des causes

… des inondations à répétitions (Var).

 

 

 

Si nous examinons avec attention les commentaires et les textes liturgiques de ce dimanche 20 juin, nous pouvons déceler certaines pistes de réflexion nous amenant à mieux analyser les effets et les causes des soubresauts de notre Planète qui semble se multiplier et se rapprocher : Tsunamis, volcan, Xynthia, BP, cyclones, aujourd’hui le Var.

 

Le premier fait remarquable et qui donne espoir et la manifestation largement démonstrative affichée par tous les médias de l’existence bien évidente et tenace de l’Amour se traduisant par le service aux autres, le partage et la commisération, qui ont touché la totalité des acteurs devant ce déluge meurtrier d’eau et de boue sur les villes du département du Var.

 

L’homme a des ressources d’Amour et de Charité inscrits en lui, par son créateur qui lui permet tant de pouvoir tout espérer. Mais doit-on se satisfaire de l’acceptation de tels évènements et conclure avec certains qu’ils sont des bienfaits par la révélation qu’ils permettent de mettre en lumière les valeurs profondes, exceptionnelles et cachées de notre nature humaine.

Comme le disent certains docteurs et prophètes : « Heureux péché qui révèle l’amour et le pardon inscrits dans la nature humaine. »

Mais comme nous le précisons dans le début de nos commentaires sur la parole de la liturgie dominicale de ce 20 juin, nous ne sommes pas qu’amour, que charité, que service, que foi, en Jésus Christ qui nous dit qu’il est aussi sagesse et vérité.

Jésus nous répond ainsi à la question qu’il pose lui-même à Pierre : pour toi, qui suis-je : amour et vérité de Dieu en moi, et en vous et vous l’avez bien démontré durant ces trois jours de cataclysme collectif mais aussi pourquoi pas après ce cataclysme vérité et sagesse à découvrir par notre réflexion.

 

Alors, pouvons-nous poser la question de savoir si à travers ce débordement de solidarité charitable et d’amour du prochain, il n’y a pas une part pour chacun de nous un sentiment de culpabilité.

 

Les acteurs de la vie rurale et des paysages ont délaissé des champs, abandonné et laissé bruler des forêts qu’ils n’ont pas entretenu et reconstitué les restanques, qui comme l’arbre et la terre cultivée retiennent les masses importantes d’eau lors de ces précipitations brutales ; 500 à 1000 litres pour un arbre moyen.

 

Responsabilités aussi de ces aménageurs qui ont laissé s’obstruer les passages naturels d’une rivière au centre même d’une agglomération et qui bétonne à tour de bras villes et campagnes multipliant avec les routes les zones imperméables et les réseaux d’évacuation qui deviennent eux même des sources d’inondation.

De nous tous, enfin, qui avec nos voitures, nos transports routiers lourds et hyperpléthoriques, nos avions, nos usines, notre frénésie d’agitation et de déplacement, ne provoquons nous pas cette augmentation dangereuse du CO2 entrainant comme tout le monde et tous les scientifiques sérieux nous le démontrent, l’augmentation de la température entrainant une évaporation brutale et massive des eaux au centre de mers et océans et des cyclones dévastateurs au travers les caraïbes et aujourd’hui sur notre continent l’arrivée massive de masses nuageuses chaudes brutalement refroidies  par des flux d’air froids de vents du nord, provocant les précipitations massives que nous constatons et subissons de plus en plus fréquemment, non seulement dans le midi mais aussi sur la Côte Adriatique et en Europe.

De plus, depuis ce début d’année 2010, il ne s’est pas passé une quinzaine sans que nous ayons de nouvelles d’inondations meurtrières sur l’ensemble du globe.

Alors oui, Jésus est Charité, Amour, mais il est aussi Intelligence et sagesse, et lorsque David se repend du meurtre d’Ourias ; Acab de celui de Nabboth et la pécheresse de ses nombreux péchés, c’est en effet la reconnaissance par l’intelligence de ses erreurs et de ses fautes qui entrainent leur pardon.

C’est seulement lorsque que nous comprenons, lorsque nous reconnaissons, que nous pouvons par le pardon, repartir sur des voies nouvelles d’espérance.

Mais c’est une espérance active, une conversion sérieuse qui nous est demandée.

Aujourd’hui, Jésus, par Amour, de la sagesse et de la vérité qu’il a inscrit dans nos cœurs, nous demande de changer en profondeur nos comportements et d’écouter la voie de la sagesse de ses dérangeants acteurs d’une nouvelle civilisation du bonheur par l’« être » et non par l’« avoir » que sont les écologistes, agrobiologistes, autres humanistes et associatifs qui lancent des cris d’alarme, de vigiles d’alerte qui devraient être entendus car en fait ils réveillent des valeurs inscrites au fond du cœur humain ; de vie, d’espérance, de charité, de compassion , d’intelligence et de sagesse dans un culte à la vérité dans un monde de mensonge et de cupidité.

Commentaire (0)

Aucun commentaire

Ajouter un commentaire
Vous

Votre message

Plus de smileys

Champ de sécurité

Veuillez recopier les caractères de l'image :

Dernière mise à jour de cette page le 18/06/2010