A l'Invisible et eternel Pentocreator
Il est curieux et étonnant tout à la fois, à l’analyse des comportements de notre société humaine du XXIème siècle embarquée dans un voyage planétaire dont elle ne fait que discerner les aléas et celui de la petite société du Titanic naviguant sur un océan d’incertitude vers un destin tragique, de constater l’analogie des ingrédients comportementaux de tous les personnages qui les composent.
On y repère la culture de trois grands pôles de stratégie insidieusement inopérante ;
1er Dans les voyages de ces sociétés riches et socialement évoluées, aux équilibres culturels harmonieusement épanouis, lorsque l’on signale un danger venant troubler des consciences repues on n’admet pas que « quelque chose » puisse venir perturber leur univers de plaisirs bien polis et bien structurés.
La première réaction des responsables politiques du navire et des gouvernements, ou des experts patentés est de cacher ce danger trop apparent, parce qu’il gêne l’agréable partie que l’on est en train de jouer , c’est la première stratégie: ce sera l’iceberg se pointant à l’horizon d’une soirée joyeuse et animée, ce sera pour notre société occidentale surconsommatrice l’apparition des premiers signes de pollution avec l’amiante, les produits chimiques, les pesticides, les premiers accidents iatrogènes, climatiques et nucléaires dont on n’à pas parlé depuis 30 ans. C’est la période de la réponse d’une société ou d’un navire du « tout va bien, on continue ». C’est pourtant la période de l’histoire où l’on peut encore agir par un déroutage maîtrisé et peu contraignant d’une société ou d’un navire. Mais rejetant toute notion d’amour de la vie, de l’intelligence et de loyauté, on évalue surtout les risques des impacts financiers de la dénonciation des dangers avec la panique qu’elle pourrait entraîner sur les bourses internationales pour les pollutions et les bénéfices de la compagnie de navigation. On masque la vérité avec des arguments du type ; la mer digère les polluants, l’espace disperse la nocivité des effluents gazeux, calculons les doses admissibles pour les humains, et pour le bateau il est robuste et on évitera l’iceberg etc….
Après de longs épilogues on déblatère de pieux mensonges et on cède à la peur des retombées d’une décision qui serait salvatrice, mais qu’on s’ingénie à contester avec des affirmations rassurantes du type : « ce n’est pas si grave que ça. – on en a vu d’autres. – on EST SUR DE RIEN. – ON EN a encore des chances de passer à côté –on ne peut remettre en cause nos plans DE voyage, nos programmes ECONOMIQUES, nos croissances, etc…..» les plus pervers n’ont même pas peur de la contradiction, qui tout en précisant qu’il ne se passera rien commencent à gérer les retombées financières possibles de ces catastrophes annoncées ; ont fait des stages de survie, ont créé des maisons flottantes et des digues, on prépare même le passage direct Europe-Asie par la baie d’Hudson tout en contestant que les glaciers fondent etc.
Dans le bateau on sélectionne déjà les candidats pour les places insuffisantes dans les canots de sauvetages.
2iem A force d’hésitation, de silence et de contestation, de discours inutiles, le danger enfin avoué devient inévitable, on ne peut plus rien faire dans la sérénité. La contradiction s’installe on va expertiser, évaluer, étudier, pour ne « rien décider ». Nous en sommes au deuxième pole de stratégie inopérante. Les responsables du bateau se concertent pour enfin se décider à créer des commissions d’étude et des missions d’information pour avoir de bons prétextes pour ne rien faire, sous couvert de beaux discours et de faux arguments. Par crainte du risque de panique dans la population on minimise la gravité des conséquences, jusque au choc final on croit au miracle et plutôt que de tenter, dans l’espérance, une ultime manœuvre salvatrice on s’obstine dans le « laisser-faire » car de toute manière on pense sans le dire qu’il n’y a plus rien à faire et l’on trouvera bien un moyen de s’en sortir au dernier moment ! Pourquoi en effet gérer une situation alors qu’on se persuade qu’on ne peut plus rien faire, par manque de temps, de moyens, ou de connaissances, jusqu’au choc final. C’est l’attirance obsessionnelle du seul platane en bordure de route, de l’obstacle qui surgit en matière d’accident de la route, la fascination du « Fatum », qu’on provoque.
3iem C’est alors la troisième phase du « chacun pour soi », de la pagaille organisée après le choc dont on en nie toujours la gravité alors que le bateau coule sous le prétexte d’organiser les secours dans le calme d’une panique que l’on croit maîtrisée et qui vous dépasse. Mais en réalité tous ne pensent qu’à être les premiers dans les canots de sauvetages à part, quelques cas de héros solitaires. C’est ce à quoi, on a assisté pour le Tsunami et le cyclone Catarina : Chacun pour soi. Plus globalement, face à la contestation imminente au Grenelle, les lobbies du « green business » de Copenhague ne pensent qu’aux profits qu’ils peuvent attendre, non en terme de fiabilité des solutions, mais de rentabilité.
Aujourd’hui nous en sommes, au niveau
Santé et Environnement, ENTRE LA PHASE 2 ET 3.
En phase 1 il y a 20 ans avec les premiers avertissements d’écologistes éclairés on pouvait dans la sérénité agir sur le fond même des causes des pollutions de l’air, de l’eau et de l’alimentation et infléchir la course du navire-santé pour éviter les catastrophes, aujourd’hui c’est la manière urgente et réaliste qui s’impose et non des commissions avec de « longueS étudeS » de la couche glacière, ou de la toxicité de telle ou telle pollution sur notre santé alors qu’on la voit fondre à vue d’œil de satellite et que les pesticides, l’amiante et les hormones ont fait des ravages. Il faut agir vite et efficacement, non plus pour nous faire éviter complètement tous les désastres écologiques qui se constatent mais peut-être mieux les gérer et contrôler leurs conséquences.
Lorsque les grandes déferlantes seront là on aura en grand ce que nous ont révélés les prémices qu’ont été Catarina, le Tsunami et les différentes tempêtes, inondations et fontes glaciaires actuelles.
Le signe révélateur de la Titanic - Attitude est que l’on ne fait rien pour informer, conscientiser ou avertir et préparer les populations qui s’amusent, à ce qui les attend, on fait même mieux, pour essayer de rassurer tout le monde on dépense des milliards pour reconstruire sur les zones qui se sont manifestées comme extrêmement dangereuse, Floride et Thaïlande, zones contaminées, inondables et sismiques, ce qui est bien le signe du refus de voir la réalité de la vérité, du choc de cet iceberg écologique comme les responsables et les passagers du Titanic .
Face à
Avançons tous ensemble chacun à notre poste